Ojos del Salado - Camp de base et Camp II
  

Ojos del Salado - Camp de base et Camp II

Ojos del Salado, Copiapo, Chili le 30/01/2011

 

Nous voici pour la premiere fois en face du monstre : l'Ojos del Salado. En fait il est vraiment tres gros, la il est a une trentaine de kilometres ! Philou commence a raler : "Elle est trop grosse la montagne !"

Au passage, la on ecrit de Valparaiso, bah ils racontent que des conneries les chiliens, il va tres bien le reseau ici, je vois pas pourquoi ils disent qu'il va-pas-le-reseau ! Dans le meme style, pas plus tard qu'hier on etait a Copiapo la ville des mineurs, bah y avait que des barbus de 40 ans ! (la cyrmanite s'aggrave...)

Bon, revenons a notre gros volcan. On a reussi a trouver l'origine du nom mais ca n'a pas ete facile. Ca le sera pas pour vous non plus. Dans le post precedent on vous avait parle de la Laguna Santa Rosa. Elle tient son nom de sa couleur legerement rosee due a la presence de cobalt. Bien que non potable, c'etait a l'epoque une ressource en eau indispensable pour la ville de Copiapo. Elle etait donc uniquement utilisee pour les toilettes, la lessive, etc. Jean-Michel Gadin, apres son expedition en Bolivie, debarqua a Copiapo dans le but de grimper le plus haut volcan du monde pour la premiere fois. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit couler cette eau de couleur rose dans son bain. Et il s'exclama : "Oh, l'eau-rose-des-salles-d'eau !" Et le nom resta, le volcan avait trouve son nom, l'Ojos-del-Salado !

Arrivee au camp de base a 5250m... mais en 4x4, faut pas trop se fatiguer non plus ! Un peu perdu comme coin, le premier bled se trouve a 250km !

Petite marche d'acclimatation, monter plus haut pour essayer ensuite de bien dormir plus bas. Ca n'a pas marche, nuit pourrie ! Et il est ou le camp de base sur la photo ? Premier signe inquietant, le guide n'a pas souhaite nous suivre...

Apres cette petite marche, notre guide italien, en grand professionnel, a verifire le taux de saturation en oxygene du sang et le cardio de chaque membre de l'equipe... Dominico (un autre italien), 70%, un peu faible. Francky, 83%, pas mal. Philou, 85%, prometteur. Andreas (le guide), 50% et 100 au cardio... Les valeurs sont surement inversees selon lui ! Bizarre...

Le lendemain matin, Mario le gardien du camp de base a rapatrie en urgence a Copiapo et sous oxygene notre guide ! Il etait tout vert, et selon Mario une heure de plus on le perdait ! Sympa l'ambiance au camp de base !

Heureusement Mario, excellent guide au demeurant, se propose de nous emmener au sommet apres son aller-retour a Copiapo. Mario, Andreas et Dominico partis, nous voici seuls au camp de base, on se sent un peu seul ! Franck s'improvise cuistot. 

Il est 17h, Mario toujours pas de retour, on prend la decision de monter comme des grands et charges comme des mules au camp II, le refuge Tejos a 5820m. La nuit tombe, on mange tranquillement. Selon Philou, c'est mort, Mario ne viendra pas ! Et le cauchemar de Philou commence a 23h : "Hola amigo(s), es Mario, desayuno a la 3 ? Y vamos a la cumbre despues !" En gros, Philou qui n'avait pas encore reussi a dormir et qui se battait avec une gastro depuis 2 jours, venait d'apprendre qu'il lui restait moins de 4h avant le depart pour le sommet ! Et la c'est le drame ! Rappelons qu'a 5820m, le coeur bat si fort que dormir n'est pas chose aisee...

Ca y'est, il est 3h : "Hola amigo(s), desayuno !" Philou, Francky et l'ami Fritz qui avait choisi de se joindre a nous pour l'ascension, se preparent... La suite dans le prochain post... 

 

 

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